
Une nouvelle étude sur l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis fait ressortir des faits troublants pour l’environnement.
Cette étude publiée jeudi par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), en collaboration avec l’Université du Colorado, conclut que les méthodes de fracturation chez nos voisins du Sud provoquent des fuites de méthane « bien pires que prévu ».
L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) s’est empressée de relayer sur son site web les conclusions de cette étude qui vient confirmer, encore une fois, ses craintes sur l’exploitation du gaz de schiste au Québec.
L’organisme militant réitère par la même occasion l’imposition d’un « moratoire complet » à la lumière de cette étude, la première compilation à grande échelle de données sur le terrain permettant de mesurer les taux d’émission de gaz à effet de serre des activités d’exploitation de gaz de schiste.
Les résultats de cette recherche seront publiés dans le Journal of Geophysical Research. On y apprendra, notamment, que les émissions de méthane en provenance des sites d’exploitation seraient d’environ 4% (fourchette de 2,3 à 7,7%), soit plus du double que les inventaires officiels de l’industrie. De plus, à ce 4 % il faut ajouter les autres fuites en provenance des gazoducs et des systèmes de distribution.
« Cette étude démontre clairement que si le Québec poursuit le développement de l’exploitation des gaz de schiste, il lui sera impossible d’atteindre son objectif de réduction d’émission de GES pour 2020 et de respecter les normes sur la qualité de l’air ambiant », a commenté Patrick Bonin, directeur climat-énergie à l’AQLPA.
Il rappelle qu’en plus d’être un précurseur d’ozone, le méthane est un puissant gaz à effet de serre. Sur une période de 20 ans, le potentiel de réchauffement planétaire du méthane est près de 100 fois plus élevé que celui du CO2 et de 25 fois sur une période de 100 ans.
De son côté, André Bélisle, président de l’AQLPA, souhaite que le gouvernement Charest fasse le lien avec les inquiétudes déjà exprimées, notamment la demande d’évaluation de l’ensemble des forages. On dénombre 600 puits en attente ou abandonnés.
« Alors que les études confirment l’une après l’autre que le gaz de schiste est source de problèmes, le gouvernement provincial doit écouter la population et se concentrer sur le biométhane et ainsi positionner le Québec comme leader nord-américain pour de véritables solutions », précise, pour sa part, Kim Cornelissen, vice présidente et porteur du dossier biométhane à l’AQLPA.












Bonjour! J’habite la campagne Montérégienne, dans la région de St-Hyacinthe, et je trouve votre site très bien fait et intéressant. Mais je suis surpris de ne pas voir d’informations relatives à l’exploitation du gaz de schiste? Comme cette industrie risque de transformer grandement notre tissus sociale et notre environnement immédiat, je trouve curieux de ne pas y avoir trouvé quoi que ce soit. Peut-être êtes vous de ceux qui pensent qu’il y a un moratoire sur l’exploration, mais le Ministre Arcand n’a jamais accordé un tel moratoire, tout peut se poursuivre comme tel si elles le veulent. La seule raison qui freine leur déploiement sur nos plus belles terres agricoles est le coût très bas du gaz en ce moment et le haut stock de gaz au USA. En ce qui me concerne, cette industrie m’inquiète grandement puisque la fracturation hydraulique est un procédé relativement nouveau (moins de dix ans) et on ne connait pas encore les effets sur le long terme. Que savons-nous des risques à long terme sur nos nappes phréatiques qui sont sous nos plus belles terres? Que se passera-t-il si on met en jeu notre indépendance alimentaire au profit d’une soi-disante indépendance alimentaire? Je vous encourage à informer vos lecteurs sur cette épée de Damoclès qui nous pend au dessus de nos terres…
Bonjour M. Beaulé!
Suite à votre commentaire, nous avons publié, sur le site, un article sur le gaz de schiste.